Foucault M.
 
 
 

action
La philosophie au marteau dionysiaque de Nietzsche (ou le marteau de l'art, chez Marx, défiant le miroir, ou le bistouri de Foucault neutralisant la folie) porte la même innocuité que l'arc d' Apollon, dont on ne fait que bander les cordes, ou la lance de Don Quichotte, qui ne sert qu'à pointer le ciel, tout en ratant les moulins.
art,flèche,folie,ironie,philosophie

amour
« On aime seulement des qualités et jamais la personne » - si Pascal a globalement tort (aimer, c'est être attiré par la personne, par l'être, sans y être conduit par ses qualités), il y a, tout de même, une seule qualité, sans laquelle, en effet, toute personne s'effondre, c'est son regard. Cependant, à quel regard on atteint, quand on réussit à devenir, un court instant, homme sans qualités ! « Le regard n'est plus réducteur, mais fondateur de l'individu »*** - Foucault - début du nihilisme et du rêve : « On serait tenté d'appeler l'homme sans qualités - nihiliste, celui qui rêve des rêves de Dieu »*** - Musil - « Man mochte den Mann ohne Eigenschaften einen Nihilisten nennen, der von Gottes Träumen träumt ».
défaite,élite,fanatisme,nihilisme,regard,rêve,voix

foucault m.
La véritable rupture a lieu entre description et poésie.
art
Quand on a expurgé une œuvre de descriptions, ce qui reste devrait être de la poésie. C'est pourquoi, après le filtrage de vos livres, je me retrouve les mains vides. « Écrire n'est pas décrire, peindre n'est pas dépeindre »*** - G.Braque.
auteur,continuité,création,discursif,filtre,poésie

doute
Nietzsche et Heidegger sèment des inconnues à profusion, unifiables avec l'art ou avec la vie, – un vrai régal pour tout herméneute. Mais quel sens peut avoir un commentaire sur tous ces Foucault, Deleuze, Derrida, Ricœur, où il n'y a que des constantes ? - écrits sur écrits sur écrits.
arbre,philosophie

doute
Valéry (de ses Cahiers) n’est que de belles lumières muettes, qui peuvent mettre en valeur mes ombres musicales ; Nietzsche n’est que de belles ombres dansantes, auxquelles je trouve des sources lumineuses et immobiles. Toutefois, les sots savants proclament : « Nietzsche nous sert de lumière » - Foucault. Personne en France ne comprit Nietzsche. Comme personne n’y comprit Valéry.
danse,école,france,immobilité,intelligence,musique,ombre

foucault m.
Le vrai sens historique reconnaît, que nous vivons sans repères ni coordonnées originelles dans des myriades d'événements perdus.
hommes
Et le sens géométrique aurait dû nous inciter à nous méfier de volumes et surfaces, calculés dans des coordonnées pipées.
balance,histoire,réalité

intelligence
Des jeux pseudo-logiques avec des concepts tirés au hasard des soutenances de thèses, en psychologie ou en physiologie, ce charabia insipide de la professoresque clanique, s'attachant, au gré des modes, au rationaliste le plus absolu, au charlatan de Vienne ou au dingue de Turin, mais sans leur talent, dans cette niche logomachique alimentée par Husserl et Heidegger, Sartre et Badiou, où l'on refuse à Pascal, Voltaire ou Valéry le titre de philosophe, que s'arrogent tous ces arides pontifes de faculté Barthes, Foucault, Deleuze, Ricœur, Derrida. Siècle de Dozenten et d'agrégés !
école,folie,idée,jeu,philosophie,platitude,raison,représentation

intelligence
Après de grands constructeurs (Kant, Hegel), après de grands déconstructeurs (Nietzsche, Heidegger), voilà de petits instructeurs (Foucault, Deleuze). Les premiers s'intéressaient aux premiers pas de Dieu imaginant l'homme, les deuxièmes - aux derniers pas de l'homme abandonné de Dieu, les troisièmes - aux pas intermédiaires du mouton imitant le robot.
création,dieu,école,mouton,robot

intelligence
Aucun philosophe n'aurait rien écrit avant Nietzsche, Valéry ou Cioran, leur œuvre garderait sa valeur intacte (contrairement à Aristote, Spinoza ou Hegel, dont l'intérêt relatif relève davantage de l'histoire de la philosophie), et sa lecture n'en deviendrait pas plus ardue - à comparer avec les connaissances philosophiques (un oxymoron insensé, puisque Foucault a raison : « Il n'y a pas de philosophie, il n'y a que des philosophes »**, tandis qu'il existe bien l'art et non seulement des artistes, puisque le sens du beau est métaphysique et celui du vrai - mécanique), se réduisant à un vocabulaire emprunté, sans rigueur ni exubérance ni hauteur, et qui seraient indispensables pour une lecture des professionnels. La seule maîtrise, dont une bonne philosophie a besoin, est celle du degré zéro de la création, de la sensibilité et de l'intelligence.
beauté,création,école,folie,histoire,maîtrise,mot,philosophie,savoir,sentiment,…

mot
Des perles types des tenants de chaires : « L'en-soi n'a pas à être sa propre potentialité sur le mode du pas-encore », « L'essence du posé-là est ce qui se tient rassemblé en soi-même, et qui entrave par l'oubli la vérité de son propre advenir à la présence », « L'histoire de l'être comme présence à soi dans le savoir absolu est close » ou encore « La philosophie s'enracine dans ce lieu insituable : la différence entre la structure mineure, nécessairement close, et la structuralité d'une ouverture ». Et personne n'ose éclater de rire. Ce n'est pas de l'obscurité poétique à la Héraclite, c'est la gratuité des combinaisons aléatoires et mécaniques de termes indéfinissables, et qu'un ordinateur cracherait par milliards, suivant un banal algorithme syntaxique.
cité,école,être,histoire,ironie,jeu,langue,nécessité,ouvert,philosophie,…

mot
Le défaut d'intelligence le plus irrécupérable est l'ignorance en matière langagière. Ce qui explique beaucoup de faux pas de Platon, de Foucault, de Cioran. Et ce qui met en valeur l'éclat de St Augustin, de Nietzsche, de Valéry.
erreur,intelligence,langue

mot
On bâille ferme, lorsque le philosophe ne parle que de philosophie, ou le philologue - que de philologie ; c'est l'intérêt ou la volonté que le philosophe tourne vers la forme langagière ou le philologue - vers le fond conceptuel, qui sont plus prometteurs. Ce qui est curieux, c'est que l'incompétence ne gêne en rien les philologues (Nietzsche, Heidegger) et ridiculise - les philosophes (Wittgenstein, Foucault).
idée,langue,philosophie,savoir,style

mot
Deux clans occultent la vision objective de la langue – les linguistes et les psychanalystes, réduisant la langue soit à une grammaire, soit à l’inconscient. La correction grammaticale d’une phrase est un sujet si banal, si mécanique, si empreint d’une seule communauté linguistique, qu’elle ne nous renseigne pas du tout sur les vraies fonctions de la langue, fonctions instrumentale, cognitive, épistémologique. Les psychanalystes (J.Lacan ou M.Foucault), c’est pire. Ils s’imaginent que l’inconscient reproduit les structures linguistiques, ce qui est une pure aberration, puisque ces structures sont propres à une langue particulière, tandis que l’inconscient est universel. Pour comprendre ce qu’est la langue, rien ne vaut l’Intelligence Artificielle qui commence par représenter les structures conceptuelles (concepts et relations entre eux), auxquelles s’attacheraient les structures langagières.
concept,intelligence,langue,représentation,savoir,science,universel

mot
Les linguistes et psychanalystes (Saussure, R.Jakobson, M.Foucault, J.Lacan), qui : excluent de leurs analyses le sujet et les référents, ne soupçonnent même pas l’existence de représentations et pensent reconnaître dans la pensée et dans la réalité les mêmes structures que dans le langage, - se disqualifient en tant que spécialistes du langage.
idée,langue,réalité,représentation

foucault m.
Expulser tout ce qui peut rappeler la force humaine, pour établir le règne des mots.
mot
Le mot s'intronise par un coup de force bien humain, mais doit rappeler la faiblesse humaine, expulsée des vocabulaires.
force,hommes

noblesse
L'homme, tel que la Providence l'a conçu, est un Ouvert, c'est à dire il peut tendre vers l'infini inatteignable, sans se quitter. Et cette sublime convergence signifiait la présence divine. Mais l'homme moderne devint un Clos et proclama la mort de Dieu ; tout en lui n'est désormais que fini : « La finitude de l'homme est devenu sa fin »** - Foucault.
dieu,frontière,inconnu,modernité,mort,ouvert

noblesse
La chaire est triste : voyez Barthes, Foucault ou Deleuze trônant, gris et doctes, dans les têtes pensantes et le désintérêt pour G.Thibon, Cioran ou R.Debray, dépourvus d'habilitation d'enseigner (licentia ubique docendi).
école,mélancolie,robot

noblesse
Quel dommage que se volatiliser ne veuille pas dire muer en volatile, se découvrir des ailes ! Sinon quel beau sens aurait cette ineptie : « L’homme se volatilisait à mesure même qu’on le traquait dans ses profondeurs. Plus on allait loin, moins on le trouvait » - Foucault. L’homme ne peut se distancer du mouton et du robot qu’en redécouvrant sa hauteur et en cherchant les meilleures proximités – au firmament et non pas aux horizons.
hauteur,hommes,mouton,proximité,robot

goethe j.-w.
Für jeden Menschen kommt der Zeitpunkt, von dem an er wieder ruiniert werden muß.

Pour tout homme vient l'heure, où il doit, de nouveau, retourner dans ses ruines.
noblesse
Regretter l'édifice écroulé ou saluer l'appel de l'étoile ? « L'homme est un dieu en ruines »** - Emerson - « A man is a god in ruins ». Bénies ruines, que deviennent les temples ou les tours d'ivoire, à l'annonce de la mort de Dieu (Nietzsche) ou de la mort de l'homme (Kojève ou Foucault) ou, le mieux, de ta propre mort (H.Broch de la Mort de Virgile).
château,dieu,étoile,mort,retour,ruines

foucault m.
L'axe vertical est le vecteur d'une existence, qui a perdu sur terre son foyer et qui porte le vertige de sa chute.
noblesse
Le vecteur est supérieur à la valeur, et le vertige de la chute est plus humain que la paix de la platitude, que nous promet l'axe horizontal, dominateur.
axe,défaite,hauteur,platitude,valoir

foucault m.
On croyait s'éloigner, et on se trouve à la verticale de soi-même.
proximité
Le soi inconnu fuit les horizons et se fixe aux firmaments ; l'être se réfugie dans l'ampleur, le devenir tend vers la hauteur. En hauteur, je m'aime, sans me connaître, je me vois en Narcisse, je fais de mon soi connu – une Galatée ; la sottise delphique me condamne à la platitude de la connaissance de soi.
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russie
La pensée s'inscrit, en Allemagne, dans une philosophie, en France - dans une littérature, en Angleterre - dans une politique, en Russie - dans la vie, ce réseau de riens. « En Allemagne on veut la pensée pour la méditer, en France - pour l'exprimer, en Angleterre - pour l'appliquer, en Russie - pour rien »*** - Tchaadaev. L'absence d'œuvres serait la définition même de la folie (Foucault, et l'œuvre de Pouchkine n'était pas encore venue te consoler comme Montaigne - le Tasse), folie dont un oukase te stigmatisa, pour que tu y rejoignisses, malgré toi-même, Swift, Nietzsche, Van Gogh, Artaud.
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solitude
Quand je vois dans le commencement la limite même, à laquelle doivent tendre mes ombres, j'éteins toute lumière extérieure, je découvre mon étoile nihiliste. C'est plus beau que le matin, c'est la nuit : « La limite : nuit du commencement »*** - Foucault.
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souffrance
La modestie croissante de ceux qui souffrent et ironisent : Essais de Montaigne, Pensées de Pascal, Remarques de Lichtenberg, Déracinement de Chestov, Aveux de Cioran. La constante arrogance de ceux d'en face : Méthode de Descartes, Critique de Kant, Mots de Sartre ou Foucault. Deux exceptions, dans les deux camps : Nietzsche et Goethe.
acquiescement,école,exil,ironie,mot
Foucault M.